Action - Aventure

Published on février 10th, 2014 | by Exterminator

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Pleasantville de Gary Ross 1998

Avec : 

  • Tobey Maguire : David
  • Reese Witherspoon : Jennifer
  • William H. Macy : Alison
  • Joan Allen : Lieutenant Parker

Origine : USA

Durée : 109 Min

David est un adolescent réservé, oubliant sa vie maussade en regardant le feuilleton Pleasantville, qui se déroule en noir et blanc durant les années 1950 dans une ville idéale. Sa sœur Jennifer est plutôt extravertie et ne manque pas de se chamailler avec lui. Alors qu’ils se disputent la télécommande, ils se retrouvent soudain à Pleasantville, en noir et blanc, dans la peau de deux personnages, Bud et Mary-Sue Parker. David en vient à vivre ses émotions et à les affirmer… (Résumé : Source : wikipédia)

C’est avec un certain étonnement que l’on constate aujourd’hui dans quel relatif oubli est tombé ce film qui mériterait une toute autre reconnaissance. En effet, même si le succès n’a pas été tout à fait au rendez vous (le film rapportant une somme totale de 49 M$ pour un budget de 60M$), ce film brillamment réalisé fait preuve d’une intelligence et d’une justesse rares.

Véritable manifeste libertaire, cette première réalisation remarquée d’un scénariste reconnu, Gary Ross, auteur des scripts de films comme « Big » ou « Président d’un Jour », propose sous couvert d’un très bon divertissement, une véritable réflexion sur les dangers du protectionnisme.

C’est donc l’histoire de deux adolescents de notre époque qui « débarquent » soudainement dans l’univers d’un vieux feuilleton aseptisé des années 50 en noir et blanc où il fait toujours beau, où tout le monde a une vie bien rangée, où il ne se passe finalement pas grand chose…bref, le reflet ultra conservateur de la vie de la petite famille américaine avec papa qui travaille, maman qui est aux fourneaux et les enfants à l’école. Mais l’arrivée de ces deux jeunes gens va provoquer une véritable révolution dans ce monde qui sent la naphtaline, provoquant un nombre conséquent de situations comiques assez réussies. Par la suite, le film prend une toute autre dimension avec  l’apparition de la couleur dans cet univers bicolore, comme si un vent de liberté amené par les deux « intrus » venait à souffler dans ce semblant de dictature. Car oui, ce changement va vite déranger. Les gens se mettent à lire, à penser ou tout simplement à aimer, bref à vouloir se détacher de la pensée unique, ce qui ne sera pas du gout de tout le monde.

Gary Ross expliquait à l’époque qu’il a voulu démonter le mythe des valeurs familiales traditionnelles véhiculées par des films comme « Forrest Gump » et que son intention était avant tout politique, voyant une certaine régression traditionnaliste, pointer du nez.

Par des ficelles (certes pas toujours très fines), le réalisateur n’hésitera pas à comparer ce retour à certaines valeurs, au fascisme comme en témoignent la scène de l’autodafé ou les pancartes interdisant aux gens « colorisés » de pénétrer dans les magasins.

Bourré de bonnes idées, le film est aussi d’une grande réussite formelle où les effets numériques de colorisation participent grandement à la qualité globale de l’entreprise, sans parler d’un très bon casting où se mêlent les excellents Tobey Maguire, Reese Witherspoon, Joan Allen, William Macy ou un Jeff Daniels, absolument touchant.
Entre comédie, émotion et reflexion, « Pleasantville «  nous embarque pendant presque deux heures dans un fantastique voyage à la frontière de « Retour vers le Futur » et « The Truman Show ».

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Pleasantville de Gary Ross 1998 Exterminator

Pleasantville

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