Comédie

Published on février 16th, 2014 | by Exterminator

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Les Gaspards de Pierre Tchernia 1974

Avec : 

  • Michel Serrault : Jean-Paul Rondin
  • Philippe Noiret : Garspard de Montfermeil
  • Michel Galabru : Commissaire Lalatte
  • Charles Denner : Le ministre

Origine : France/Belgique

Durée : 90 Min

Jean-Paul Rondin (Michel Serrault) est libraire à Paris, près du Panthéon. Il est mécontent car sa boutique est située près d’un chantier de rénovation de la ville ordonné par le ministère des travaux publics (Charles Denner). Un soir, la fille de Rondin disparaît brusquement après avoir quitté son groupe d’amis. Le commissaire Lalatte (Michel Galabru), que Rondin est allé voir, pense qu’il s’agit d’une fugue. Rondin décide de mener seul son enquête et d’aller explorer les sous-sols de Paris. La disparition d’une vingtaine de touristes venus visiter les catacombes, dont un jeune américain du nom de Nixon dont le patronyme (celui du président des Etats-Unis à la même période) va finalement inciter Lalatte à réagir, d’autant que parallèlement certains objets disparaissent des musées et des aliments sont volés dans les caves ou sous-sols des commerçants du quartier. Il s’agit en fait de l’œuvre d’un groupe militant, « les Gaspards » (terme argotique signifiant « les rats »). Menés par leur chef, Gaspard de Montfermeil (Philippe Noiret), ils ont enlevé ces individus afin que les travaux cessent et que le ministre cède. (Source : wikipedia.fr)

1972, Paris est en désordre. Sous l’impulsion du président Georges Pompidou, véritable moderniste, la capitale s’offre à cette époque une profonde cure de jouvence. Le chantier du périphérique, des halles, de la tour Montparnasse, l’extension de nombreuses lignes de métro…, la vie des parisiens est par conséquence, totalement chamboulée. Si beaucoup se réjouissent de cette nouvelle jeunesse offerte à la ville lumière, nombreux sont ceux qui n’acceptent pas ces imposants changements. Des associations défendant le patrimoine parisien protestent et organisent quelques actions qui n’empêcheront pourtant pas ces nouvelles infrastructures de voir le jour.

Inspiré par ce climat de révolte, Pierre Tchernia contacte son ami René Goscinny avec l’idée d’écrire avec lui, une farce sociale autour de ces mouvements que l’on peut déjà qualifier d’écologistes. Les deux hommes vont alors imaginer une communauté vivant dans les entrailles de la ville (Tchernia est alors fasciné par les immenses carrières souterraines de gypse), prête à entrer en guerre contre ces fossoyeurs du patrimoine.

Le dessus contre le dessous, les progressistes contre les conservateurs. De premier abord, Tchernia va prendre parti pour ces bohèmes idéalistes dirigés par un chef goguenard et désireux de préserver un mode de vie pourtant dépassé. Le journaliste et cinéaste ne montrant que les nuisances et la laideur provoquées par ces chantiers décidés par un ministre mégalomane.

«Les Gaspards» : Un film réactionnaire ? Pas vraiment. Tchernia ne se prive pas non plus pour se moquer de cette société souterraine organisée telle une royauté. Majesté, serviteurs, esclaves, elle n’a finalement rien d’idéal.

Si la satire fait mouche, c’est grâce au ton choisi par l’ex Mr Cinéma qui décrit ce cirque sans aucun cynisme ni méchanceté mais avec beaucoup d’humour, un humour loufoque voire absurde. Bref, un vrai plaisir.

Côté casting, on en a pour notre argent. Serrault, Noiret, Depardieu, Galabru, Denner, Cordy, Carmet, Carel, Legras, Lavalette et même une toute jeune Chantal Goya… Tous parfaits.

Malgré toutes ses qualités, «Les Gaspards» connaitra un succès relatif dans les salles, cumulant à peine plus de 800 000 spectateurs.

En Savoir Plus : Interview de Pierre Tchernia et Michel Galabru

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Les Gaspards de Pierre Tchernia 1974 Exterminator

Les Gaspards

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3.5


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