Action - Aventure

Published on février 7th, 2014 | by Exterminator

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Hook de Steven Spielberg 1991

Avec : 

  • Robin Williams : Peter Banning
  • Dustin Hoffman : Capitaine Crochet
  • Julia Roberts : Fée Clochette
  • Bob Hoskins : Smee

Origine : USA

Durée : 144 Min

Peter Pan a grandi ! Il est devenu Peter Banning, un brillant avocat d’affaires qui n’a plus aucun souvenir de son formidable passé. Mais le Capitaine Crochet, lui, n’a rien oublié. Il veut se venger une fois pour toutes de Peter Pan. Pour l’attirer à lui, il enlève ses deux enfants. Peter parviendra-t-il à les sauver ? ( résumé : Source : cinemovies.fr)

En ce début des années 90, c’est un peu la période creuse pour un Steven Spielberg qui après l’énorme succès du troisième volet des aventures de Indiana Jones, a connu  un semi echec avec le mésestimé « Always ». Il décide donc de revenir à un genre qu’il affectionne, le film d’aventures familial qui lui donna son plus grand succès planétaire : « E.T ».

Spielberg s’attaque donc cette fois à la légende de Peter Pan sous un angle original. Peter Pan devenu adulte, a déserté le pays imaginaire, oubliant au passage qui il a été, devenant un riche avocat surmené. Jusqu’au jour où le capitaine Crochet revient à son bon souvenir en enlevant ses enfants lors d’une visite chez la désormais très agée Wendy. Aidé par la fée Clochette, il devra réapprendre qui il est réellement et d’où il vient afin d’affronter l’ignoble Capitaine Crochet lors d’un ultime duel.

A la lecture du script, on ne peut qu’être emballé par ce scénario, ajouté à cela le nom de Spielberg et un casting de rêve pour l’époque, tous les ingrédients étaient réunis pour nous donner un grand film. Mais « Hook » n’est finalement qu’un gros pétard mouillé.

Ca commence par une introduction beaucoup trop longue nous présentant un Peter Pan adulte dans le monde réel, débordé par son travail et négligeant sa vie familiale, au point de rentrer en conflit avec son fils. Un trop long moment focalisé sur ses difficultés de paternité qui n’avait pas besoin d’être aussi poussé pour nous faire comprendre la quête qui va suivre. Puis vient leur venue à Londres, lui et sa famille, pour des retrouvailles avec Mémé Wendy qui désespère de voir son pauvre Peter devenu un personnage presque antipathique. Tout ceci est long et ennuyeux avec un Robin Williams pas du tout à l’aise dans son costume d’homme pressé et stressé. Mais ce n’est rien à comparer au moment où il endossera le costume de Peter Pan et où il sera tout simplement ridicule.

Heureusement, l’enlèvement de ses enfants par le capitaine Crochet nous sortent d’un demi-sommeil, c’est là que le film débute réellement (au bout de 40 minutes quand même). Ne se souvenant plus qu’il est Peter Pan et n’ayant aucun moyen de récupérer ses enfants, la fée Clochette sort de sa retraite pour l’emmener au pays imaginaire, lui faire suivre un stage de réinitialisation auprès des siens, les enfants perdus. Celui qui avait promis de ne jamais grandir se retrouve donc complètement paumé dans un monde de carton pâte particulièrement hideux et artificiel, digne d’un parc d’attraction fauché. Revenons sur la fée Clochette, interprétée par un Julia Roberts que l’on a rarement connue aussi mauvaise, cabotinant à l’excès et pas du tout mise en valeur par des effets spéciaux dépassés.

Robin « Peter Pan » Williams décidément peu à l’aise dans ce rôle sera finalement écrasé par la prestation d’un très cruel et crédible Dustin Hoffman dans le rôle du Capitaine Crochet épaulé par un tout aussi excellent Bob Hopkins dans le rôle de Mouche, son fidele assistant. On se délecte de chaque apparition du duo, tellement frustrés par l’inconsistance des scènes de Peter Pan. La reprise de conscience identitaire de Peter Pan est sympathique, les enfants perdus sont tout aussi sympathiques mais tout ceci manque de profondeur, trop axé pour un public très jeune. On aurait pu se consoler grace au combat final que l’on nous promet depuis presque 2 heures. Même pas, c’est mou et pas spectaculaire, enfermé par ses décors de studio qui limitent énormément l’ampleur qu’un tel final aurait pu augurer.

Une grosse déception qui ne gagne pas en qualité avec les années, bien au contraire, trop naif, trop gnangnan pour intéresser un public large…Presque un nanar de luxe.

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Hook de Steven Spielberg 1991 Exterminator

Hook

Notre Avis

Summary:

2.5


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