Policier - Thriller Affiche Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet 2005

Published on février 16th, 2014 | by Exterminator

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Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet 2005

Avec : 

  • Ethan Hawke : Jack Roenick
  • Laurence Fishburne : Marion Bishop
  • Gabriel Byrne : Marcus Duvall
  • Brian Dennehy : Jesper O’Shea

Origine : USA/France

Durée : 109 Min

Le sergent Jake Roenick travaillait autrefois dans la brigade luttant contre les stupéfiants, mais suite à une mission qui entraîna la mort de ses deux collègues, il est maintenant devenu sergent au sein d’un vieux commissariat sur le point d’être désaffecté. Plusieurs mois après la mort en mission de ses deux collègues, il se juge encore responsable de leur disparition. C’est une situation qu’il accepte mal, comme le prouvent sa consommation excessive de calmants et d’alcool, ainsi que son incapacité à se retrouver à nouveau sur le terrain. Le soir du nouvel an, un car transportant des prisonniers, avec parmi eux le célèbre Marion Bishop, dealer notoire de Détroit, s’arrête dans le commissariat pour y passer la nuit. Le bâtiment, bientôt privé de téléphone et d’électricité, se retrouve assiégé par un mystérieux commando qui ne réclame qu’une chose : la libération de Bishop. Jack Roenick refuse de libérer Bishop, et doit donc protéger le commissariat avec l’aide de Jasper O’Shea, un policier à la veille de la retraite, de la secrétaire Iris Ferry, de la psychanalyste Alex Sabian et peut-être même des prisonniers… ? Qui est ce mystérieux commando…? (Source : wikipedia.fr)

Dès 1997, à la sortie de «Ma 6T va Cracker», Jean-François Richet projette déjà de faire le remake d’«Assaut», l’un des meilleurs long métrages de John Carpenter. Un film coup de poing qu’il veut se réapproprier en proposant une approche totalement différente, conscient de l’inutilité de reproduire un tel classique à l’identique.

Problème. Big John, détenteur des droits refuse catégoriquement l’idée d’un remake. Richet propose alors à Carpenter de voir ses films précédents. Impressionné par la rage qui s’en dégage, il accepte finalement de céder ses droits à la seule condition que Richet ne refile pas la mise en scène à quelqu’un d’autre.

Les droits en poche, le jeune réalisateur impose à son producteur de faire le film aux Etats-Unis avec des acteurs américains. Richet craint en effet qu’un tournage en France (l’histoire aurait dû logiquement se situer en banlieue) ne provoque de nombreux amalgames et stigmatise une fois encore, la population des quartiers.

Après avoir tenté en vain de mettre seul en forme le scénario, Richet se tourne finalement vers le scénariste James DeMonaco dont il avait apprécié le travail sur «Négociateur», un autre film à huis-clos. La consigne reste la même : Ne pas copier le film de Carpenter mais le réinterpréter.

Après une longue phase d’écriture, les deux hommes ne conserveront finalement que le titre et le pitch du chef d’oeuvre de Big John, le reste étant totalement modifié. Le changement majeur : Les assaillants sont désormais représentés par un groupe de flics corrompus. On l’aura compris, la comparaison devient désormais (et heureusement) quasiment impossible.

Porté par un casting de haute tenue, le cinéaste tient donc sa promesse et évite soigneusement l’hommage grossier, de sombrer dans la pâle copie à grand renfort de références lourdingues. Richet nous offre à la place, un film singulier, spectaculaire, politiquement incorrect et d’une efficacité redoutable. Il n’a surtout que faire des impératifs moraux du cinéma Hollywoodien et n’hésite pas à bousculer les archétypes du polar US contemporain. Il n’y a ici, ni gentils, ni méchants, que des personnages ambigus qui vont tous (ou presque) finir par s’entretuer. C’est là que Richet se rapproche finalement de Carpenter. Pour l’un comme pour l’autre, le danger est partout et ne vient pas forcément de l’extérieur.

Le film séduit également grâce à une mise en scène musclée et parfaitement maitrisée, à l’excellente gestion de cet espace clos, à des acteurs particulièrement bien dirigés… Bref, on ne s’ennuie pas une seconde devant ce film d’action intense, froid et sombre, loin du sacrilège annoncé.

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Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet 2005 Exterminator

Assaut sur le Central 13

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Summary:

3.5


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